Il y a des bonnes nouvelles qu’on ne peut pas photographier. Celle-ci se passe au-dessus de nos têtes : la couche d’ozone, abîmée par certains gaz, reprend des forces. Ce mercredi 16 septembre, sa journée internationale nous donne l’occasion de comprendre comment des pays ont réussi à faire reculer un danger pour la planète.
À quoi sert la couche d’ozone ?
Regarde le bord de la Terre sur la photo : le bleu se détache sur le noir de l’espace. On voit ici l’atmosphère. Autrement dit, les gaz qui enveloppent notre planète. Parmi eux, il y a l’ozone, présent surtout dans une zone en altitude que l’on appelle la stratosphère.
Pourquoi ce gaz nous intéresse-t-il autant ? À cause du Soleil. Ses rayons ne sont pas tous visibles : tu as sans doute déjà entendu parler des UV, par exemple à propos des coups de soleil. L’ozone en absorbe une partie, ce qui évite qu’ils descendent jusqu’au sol. C’est une protection précieuse pour les êtres vivants, dont la peau ou les yeux peuvent souffrir d’une trop forte exposition. Ce filtre a toutefois ses limites : il ne retient pas tous les UV.
Comment a-t-elle été abîmée ?
Pour faire fonctionner un réfrigérateur ou propulser le contenu d’une bombe aérosol, on a longtemps utilisé des gaz appelés CFC. Lorsqu’ils s’échappaient des appareils ou des produits, ces gaz finissaient par atteindre la stratosphère. Le Soleil les y décomposait. Du chlore se retrouvait ainsi libéré. Or le chlore détruit l’ozone.
Au-dessus de l’Antarctique, près du pôle Sud, le filtre a été tellement abîmé qu’on parle d’un « trou ». Le mot peut induire en erreur. L’air est toujours là ! Ce qui manque, c’est une partie du gaz protecteur. Forcément, le filtre fonctionne moins bien.
Un accord pour arrêter les dégâts
Que faire, une fois la cause du problème connue ? Continuer à fabriquer les mêmes produits aurait aggravé la situation. Des pays ont décidé de s’y attaquer ensemble. Leur accord de 1987 prévoyait de retirer petit à petit les substances responsables. Tu en connais maintenant le nom : le protocole de Montréal, du nom de la ville où il a été signé.
Pour les fabricants, cela voulait dire revoir leurs produits et leur façon de travailler. Il fallait bien que les réfrigérateurs continuent à garder les aliments au frais, avec d’autres substances ! Le changement a pris du temps. Aujourd’hui, la baisse dépasse 99 % pour la production et la consommation des substances qui abîment l’ozone et sont contrôlées par l’accord.
Le ciel garde la trace de nos anciens produits
On pourrait croire qu’une fois les gaz supprimés des usines, le problème est réglé. Seulement, ceux qui ont déjà été relâchés ne disparaissent pas à la fermeture du robinet. Certains restent pendant des dizaines d’années dans l’atmosphère. Il faut donc patienter pour que l’ozone se reconstitue.
Alors, est-ce que ces efforts servent à quelque chose ? Oui, et les mesures le confirment. L’Organisation météorologique mondiale l’a rappelé dans son bilan de septembre 2025. Pour s’en assurer, les chercheurs ont besoin de recul. Un trou plus grand une année ne veut pas forcément dire que tout va de nouveau mal : les conditions dans le ciel changent elles aussi. C’est en comparant de nombreuses années qu’on distingue l’évolution.
Il reste néanmoins un long chemin. Les scientifiques prennent 1980 comme repère, avant l’apparition du trou. Retrouver ce niveau d’ozone au-dessus de l’Antarctique pourrait demander d’attendre jusqu’à environ 2066. Et encore, à condition que les règles continuent d’être appliquées.
Un anniversaire ce mercredi
Dans le calendrier, la journée de l’ozone a gardé la date de l’accord : le 16 septembre. Cela fait donc 39 ans, en 2026, que les premières signatures ont été posées à Montréal. L’occasion de regarder le chemin parcouru, sans oublier ce qui reste à faire.
Dans cette histoire, les chercheurs ont d’abord donné l’alerte. Puis des pays ont pris des décisions qui ont changé la manière de fabriquer des objets du quotidien. Les effets se mesurent aujourd’hui, longtemps après les premières signatures. La couche d’ozone n’est pas encore remise, mais on sait que les décisions prises lui ont été utiles. Voilà la bonne nouvelle.
À toi de jouer
Le petit quiz de Lily
Trois questions pour comprendre ce que tu viens de lire.
Les sources de cette actualité
- ONU / PNUE — Journée mondiale de la couche d’ozone 2026Événement : 16 septembre 2026. Consulté le 15 septembre 2026.
- ONU — La science de l’ozoneRessource explicative consultée le 15 septembre 2026.
- NASA — Comment l’ozone nous protège et pourquoi il est détruitNotions scientifiques de référence ; les projections de cette ancienne page ne sont pas reprises.
- PNUE — Le protocole de MontréalConsulté le 15 septembre 2026.
- Organisation météorologique mondiale — Bilan de l’ozone du 16 septembre 2025Publié le 16 septembre 2025. Il ne s’agit pas d’un nouveau bilan publié aujourd’hui.
- PNUE — Évaluation scientifique : les échéances de reconstitutionPublié le 9 janvier 2023. Prévisions conditionnées au maintien des politiques actuelles.
- Évaluation scientifique 2022 — Vingt questions sur la couche d’ozoneDocument de référence pour les notions de couche d’ozone et de trou d’ozone.
