Aller à l’école en sécurité est un droit pour chaque enfant. Cela paraît tout simple. Pourtant, comment écouter une leçon si l’on a peur qu’une attaque survienne ? Et comment rejoindre sa classe quand on a dû fuir sa maison ? Ces questions se posent pour des élèves qui vivent la guerre.
Pourquoi en parle-t-on le 9 septembre ?
Depuis 2020, un rendez-vous revient chaque 9 septembre : la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques. C’est son nom officiel, choisi par les Nations unies. Il rappelle aux adultes leur responsabilité : protéger les élèves, les enseignants et les lieux où l’on apprend, particulièrement pendant les guerres.
Pour l’édition 2026, l’UNESCO présente à Paris une installation artistique appelée The Crossing. Elle reprend la forme d’un passage piéton. Ses bandes évoquent différentes années et les attaques recensées contre l’éducation. L’œuvre attire l’attention sur ce que des enfants doivent parfois traverser pour continuer à apprendre.
Une école, ce sont aussi des personnes
Pense à ce qui te permet de travailler en classe. Il y a les livres et les cahiers, bien sûr. Il y a aussi un adulte pour expliquer, des camarades avec qui chercher, un endroit où tu peux demander de l’aide.
La sécurité concerne tout cela. Le bâtiment doit être protégé, mais le trajet vers l’école et la sécurité des enseignants comptent aussi. Avoir une salle ne suffit pas si les élèves ne peuvent pas s’y rendre.
Un droit pour tous les enfants
La Convention relative aux droits de l’enfant est un accord entre des pays. Son article 28 reconnaît le droit à l’éducation. Un élève arrive d’un autre pays et ne parle pas encore la langue de sa classe ? Il a lui aussi sa place à l’école. Les filles, les garçons et les enfants en situation de handicap sont concernés par ce même droit.
Déchiffrer sa première histoire, réussir un calcul, découvrir pourquoi la Lune change d’aspect : l’école ouvre beaucoup de portes. Il y a aussi les discussions avec les camarades : comment se mettre d’accord lorsqu’on ne veut pas faire la même chose ? Et puis chacun n’avance pas à la même vitesse. Du temps en plus ou un outil adapté peuvent aider à suivre la classe.
Quand la guerre interrompt les cours
Dans certaines régions en guerre, des écoles sont endommagées ou fermées. Des familles doivent partir. Pour leurs enfants, cela peut vouloir dire quitter les camarades, perdre les habitudes de la classe et rester sans cours pendant un moment.
Leur droit d’apprendre existe toujours. Il ne s’arrête pas à la frontière d’un pays et ne disparaît pas lorsqu’une famille doit chercher un endroit plus sûr.
Comment continuer à apprendre ?
Il faut parfois trouver un autre lieu pour faire classe. Des cahiers manquent, ou les enseignants ont besoin d’un soutien. Selon la situation, les familles, les autorités et les associations se répartissent le travail. L’UNICEF y participe : cette organisation des Nations unies aide à équiper des espaces d’apprentissage protégés et à former des enseignants.
Le retour en classe ne se résume pas au cahier que l’on rouvre. Il permet de revoir d’autres enfants et de retrouver les adultes qui accompagnent la journée. Ces repères comptent beaucoup quand la vie a été bouleversée.
Trois mots pour comprendre
- Éducation : ce qui nous aide à apprendre, à développer nos capacités et à vivre avec les autres.
- Conflit armé : affrontements dans lesquels des forces ou des groupes utilisent des armes.
- Aide humanitaire : aide apportée aux personnes en danger, selon leurs besoins.

Le mot de Lily
« Cette actualité peut te rendre triste ou t’inquiéter. Tu peux arrêter ta lecture et en parler à un adulte en qui tu as confiance. Protéger les écoles est une responsabilité d’adultes. Tu n’as pas à résoudre ce problème. »
À retenir
- Tous les enfants ont le droit d’apprendre et d’être protégés.
- Une guerre peut interrompre les cours, mais elle ne supprime pas ce droit.
- Des adultes et des organisations travaillent pour que les enfants puissent retrouver des cours et des repères.
À toi de jouer
Le petit quiz de Lily
Trois questions sur ce que tu viens de lire. Tu peux relire l’article et demander un indice !
Le quiz se prépare…
