Comment se forme le brouillard pendant la nuit ?

Même lorsqu’il paraît tout à fait transparent, l’air contient de la vapeur d’eau. C’est de l’eau sous forme de gaz, invisible à nos yeux. Elle ne ressemble donc pas au voile blanc que tu vois dehors.

Pendant la nuit, le sol perd de la chaleur. L’air qui le touche refroidit à son tour. S’il est assez humide et qu’il refroidit suffisamment, de petites gouttes apparaissent. L’eau vient de passer de l’état de gaz à l’état liquide. Les scientifiques ont un nom pour ce changement : la condensation.

Une grosse goutte de pluie tombe sur ton manteau. Les gouttelettes du brouillard, elles, sont beaucoup plus fines et restent dans l’air. On dit qu’elles sont en suspension. Tu peux te retrouver au milieu de ce nuage sans avoir quitté le sol !

La nuit n’est pas indispensable. Sur une côte, de l’air chaud et humide peut aussi rencontrer une mer plus froide. En refroidissant, cet air peut donner du brouillard en pleine journée.

Pourquoi voit-on moins loin dans le brouillard ?

Regarde la photographie. Au premier plan, on distingue bien les arbres sombres. Plus loin, leurs contours se perdent dans le blanc. La lumière rencontre les gouttelettes et part dans plusieurs directions. Les détails du paysage deviennent plus difficiles à reconnaître.

La visibilité est la distance jusqu’à laquelle on distingue les choses autour de soi. Pense au toit que tu aperçois d’habitude depuis chez toi. Un matin, tu le cherches et tu ne le trouves plus. Pourtant, ni ta fenêtre ni la maison d’en face n’ont changé de place. C’est le brouillard entre les deux qui gêne ton regard.

Quelle est la différence entre brume et brouillard ?

La brume permet de voir plus loin que le brouillard. Pour les météorologues — les personnes qui étudient le temps — la limite se trouve à un kilomètre. Cela fait 1 000 mètres.

Imagine un château placé à cette distance. Si des gouttelettes cachent tout ce qui se trouve aussi loin, on est dans le brouillard. Lorsque la vue porte entre un et cinq kilomètres, c’est de la brume. Ce repère concerne la visibilité au sol.

La brume humide contient elle aussi de petites gouttes d’eau. Elles forment un voile moins épais, à travers lequel tu arrives à reconnaître davantage de choses.

Pourquoi le brouillard disparaît-il parfois le matin ?

Tu retournes à la fenêtre après le petit-déjeuner : les maisons sont de nouveau visibles. Pourtant, tu n’as pas vu de pluie tomber. Où est passée l’eau du brouillard ?

Le soleil a pu réchauffer le sol et l’air au-dessus. Les gouttelettes sont redevenues de la vapeur, invisible. Ce changement porte un autre nom : l’évaporation. L’eau liquide devient un gaz.

Le lever du soleil ne suffit pourtant pas à chasser tous les brouillards. Certains s’attardent, d’autres laissent une couche de nuages bas. En automne, en France, les conditions sont souvent favorables à leur formation : les nuits rafraîchissent un air humide. Garde l’œil ouvert les prochains matins ; le paysage ne sera pas forcément le même d’un jour à l’autre.

Le cycle de l’eau avec Lily

Lily près du lac d’Annecy : le cycle de l’eau relie le lac, les nuages, la pluie, les plantes et une coupe du sol.
Sur ce paysage inspiré du lac d’Annecy, suis le trajet de l’eau entre le lac, les nuages et le sol. Les flèches sont des repères : la vapeur d’eau reste invisible.

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Les mots du schéma

Évaporation : l’eau liquide devient une vapeur invisible.

Condensation : la vapeur refroidie peut former des gouttelettes.

Précipitations : l’eau retombe en pluie ou en neige.

Ruissellement : l’eau coule sur le sol vers le lac.

Infiltration : une partie de l’eau entre dans le sol.

Évapotranspiration : le sol et les plantes libèrent de la vapeur d’eau.