Un ballon rond… qui s’aplatit un instant

Dès que tu ouvres les mains, la gravité attire le ballon vers le sol. Pendant sa chute, il prend de la vitesse. Puis sa partie inférieure rencontre le terrain et s’aplatit un peu. Ce changement de forme est si rapide que tu ne le remarques pas forcément.

Le ballon ne reste pas écrasé. Son enveloppe et l’air comprimé à l’intérieur l’aident à retrouver sa forme. Pendant cet instant, il appuie sur le sol, qui le pousse en retour vers le haut. Il quitte alors le terrain : c’est le rebond.

À quoi sert l’air à l’intérieur ?

Quand tu gonfles un ballon, tu y enfermes de l’air sous pression. Cet air pousse contre les parois. Au moment du choc, il est davantage comprimé, puis se détend. Il participe au rebond, avec les matériaux qui composent le ballon.

Un ballon de basket trop dégonflé rebondit généralement moins haut. Il se déforme davantage et restitue moins bien l’énergie du choc. Pour jouer, on respecte le gonflage conseillé sur le ballon : ajouter toujours plus d’air n’est pas la solution.

L’air n’explique cependant pas tous les rebonds. Une petite balle pleine en caoutchouc peut aussi bondir. Sa matière est élastique : après avoir été déformée, elle reprend sa forme.

Pourquoi le ballon finit-il par s’arrêter ?

Si tu laisses le ballon rebondir tout seul, ses bonds deviennent de plus en plus petits. À chaque choc, une partie de l’énergie de son mouvement se transforme, notamment en chaleur, ou se transmet au sol. Une petite part produit aussi le bruit que tu entends. Cette énergie n’est plus disponible pour le faire remonter aussi haut.

Le ballon n’est donc pas « fatigué » : son mouvement diminue parce qu’il ne récupère pas toute cette énergie à chaque rebond. Quand tu dribbles, ta main lui en fournit de nouveau en le poussant vers le sol. C’est ce qui permet d’enchaîner les rebonds.

Le sol compte lui aussi

Sur le parquet d’un gymnase, un ballon rebondit bien. Sur un tapis épais, son bond est souvent beaucoup plus petit. Le ballon est pourtant le même !

Le tapis s’enfonce sous le choc et absorbe une partie de l’énergie. Il en rend peu au ballon pour le faire repartir. Un sol dur se déforme bien moins. Le résultat dépend donc du ballon, mais aussi de la surface qu’il rencontre. C’est une bonne piste pour une petite expérience.